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Recréation du projet agrivoltaïque de Green Concept Management – GCM

Une entreprise britannique lance un nouveau projet de panneaux photovoltaïques compatibles avec les cultures agricoles et les pâturages.

Dans le passé, personne n’aurait cru que l’industrie agri-voltaïque (la somme de l’agriculture et de l’énergie solaire) était possible et qu’elle serait suffisamment importante pour permettre au secteur agricole de survivre sur des terres de plus en plus dégradées par l’exploitation photovoltaïque conventionnelle au niveau national. Green Concept Management est allé plus loin et a lancé un projet novateur et pionnier en Espagne dans le domaine de l’agriculture et de l’énergie photovoltaïque. Il s’agit de la construction de trois parcs photovoltaïques sur les mêmes terres que celles utilisées pour la culture et l’élevage, sans que les deux activités soient incompatibles.

Conçus dans les villes de Juià (Gérone) et de Folgueroles (région d’Osona, Barcelone), ces parcs seront construits avec un objectif clair : sauver l’agriculture. Et ce, non seulement dans le but de sauver l’agriculture elle-même, mais aussi pour donner un coup de pouce aux énergies vertes et pouvoir ainsi adapter l’environnement naturel en termes de durabilité globale et durable.

Le projet bénéficie déjà du soutien des autorités françaises et du gouvernement de Catalogne en matière d’intégration paysagère et repose sur un plan de développement agrivoltaïque durable et pérenne, toujours en cohérence avec le territoire et les besoins sociaux du lieu où il est proposé de réaliser . Pour reprendre les mots de Guy de Maillé, directeur de Green Concept, «ce n’est pas le monde agricole qui devrait être utilisé pour promouvoir l’énergie solaire, mais l’industrie de l’énergie solaire photovoltaïque qui devrait servir à relancer et pérenniser une filière de activité essentielle et oubliée comme l’agriculture “.

Empreinte Photovoltaïque Zéro© (EPZ)

Avec un investissement d’environ 49 millions d’euros et une production d’électricité estimée équivalente à la consommation énergétique de 12 000 foyers, l’entreprise utilisera des terrains dégradés sur le plan paysager (zones industrielles, proximité de lignes électriques, etc.) pour implanter les deux premières installations à proximité de la sous-station électrique de Juià, tandis que la troisième installation est prévue à côté des lignes à haute tension de Folgueroles. Les installations agro-agricoles favoriseront l’activité agricole locale et la culture de produits biologiques, qui seront vendus sur les marchés les plus proches du champ agro-agricole.

Cette activité agrivoltaïque va se développer entre chaque gamme de panneaux photovoltaïques (placés plus haut et ajustables grâce à un système informatique), favorisant ainsi l’adaptation aux besoins des cultures: en fonction des conditions météorologiques du moment et de la maximisation des la production d’énergie photovoltaïque. Entre chaque panneau, il y aura une séparation de 8 mètres et 80 centimètres, suffisamment d’espace pour pouvoir faire pousser des légumes ou des verts dans les meilleures conditions. De plus, la conception de l’installation permettra de placer des poulets, des nids d’abeilles, des chèvres, des moutons et même des vaches dans les zones situées sous les panneaux.

Pendant la construction, selon Green Concept, environ 1,5 emploi sera créé pour chaque mégawatt et une fois que les trois parcs seront opérationnels, la création d’emplois directs sera d’environ 1 travailleur pour 40 mégawatts. Mais en plus, le projet aura en parallèle une création indirecte d’emplois industriels, ainsi que la création de nouvelles activités agricoles résultant des cultures inter-plaques. Bien sûr, tout, -clarifier- la main-d’œuvre locale. Au total, le projet apportera aux communes et aux caves coopératives de la région une contribution économique de plus de 6 millions d’euros au cours des 60 prochaines années.

Green Concept versera aux propriétaires des terrains loués pour la construction du projet une redevance de 3 000 euros par hectare et par an pour l’utilisation du site afin de se passer de subventions et de réduire les coûts. En outre, ils offriront – volontairement et pour gagner leur confiance – à la coopérative agricole la plus proche de leurs parcs, une participation financière de 1500 euros par mégawatt et par an, afin d’aider à promouvoir l’agriculture biologique auprès des agriculteurs.

Les possibilités de l’agrovoltaïque sont nombreuses et appellent à l’optimisme dans un contexte d’urgence climatique mondiale où il reste très peu de temps pour que le changement climatique devienne irréversible et que les nouvelles générations subissent ses conséquences catastrophiques. Les politiques énergétiques actuelles passent par la production d’électricité renouvelable et, par conséquent, De Maillé s’assure qu’avec ce projet d’intérêt général, «tout le monde y gagne»: des citoyens ordinaires, en passant par les agriculteurs, à notre environnement. Enfin, De Maillé confirme que «les grandes multinationales sont en négociation avec nous» et «maintenant elles veulent appliquer ce modèle économique».

La construction du premier parc éolien devrait commencer à la fin de cette année et il sera raccordé au réseau au printemps prochain. Les deux autres parcs éoliens devraient également être mis en service et achevés d’ici le premier trimestre 2022.

Article original :
https://www.abc.es/espana/catalunya/barcelona/abci-nueva-agricultura-posible-202010170056_noticia.html